En décembre à la médiathèque de Saint-Vincent
Exposition de
Madeleine Tricoli, Peintre d'icônes
vendredi 4 décembre à 20h30
Conférence sur l’histoire, les techniques et les pigments
Madeleine Tricoli parle de sa passion pour les icônes
« Mon parcours artistique commence avec les cours du soir aux beaux-arts de St Etienne, puis les stages de gravures, l'animation d'ateliers d'expressions picturales, les pratiques artistiques avec différents médiums (peintures à l'huile,acrylique,vitraux), la formation de dessin académique et en concomitance la peinture d'icônes byzantines..
C'est lors d'un premier voyage en Grèce, que l'art des icônes s'est révélé à moi, par la modernité des lignes, le choix des couleurs, la composition.
Depuis, j'ai gardé cette passion, et ce n'est que beaucoup plus tard, quand "j'ai écrit" mes premières icônes que j'ai compris pourquoi cet art était aussi fondamentalement important. Après un long apprentissage dans différents ateliers d'iconographies (A. Romanos, St Jean Damascéne, Misha Greshny) j'ai été subjuguée par le sens de l'œuvre dans la tradition, et sa dimension spirituelle.
Icône en cours
de création
L'icône n'est pas envisageable comme un loisir ou un passe-temps,mais comme un véritable chemin spirituel. Le travail sur la planche est une prière.
"L'iconographie est un art sacré qui nous met en présence du monde divin".
Je puise mon sujet dans la tradition, la bible, et je respecte les principes fondamentaux de l'esthétique byzantine, l'iconographe ne peut s'éloigner de ces canons, il n'exprime pas sa propre vérité, mais la vérité de Dieu.
 
J'utilise alors une planche de tilleul ou de hêtre, du lefkas (couches superposés de blanc de meudon et de colle de poisson ),des feuilles d'or sur un bol d'Arménie, de la tempéra à l’œuf et des pigments naturels.
Lors de la réalisation d'une icône, la dimension personnel du travail ne peut être séparée de la dimension universelle, et c'est ce qui me touche beaucoup dans l'art de l'icône. »
"Le visible est l'image ou se reflète l'invisible"
pseudo-Denys l'aéropagite (vers 490)