Médiathèque de St Vincent en novembre
Centenaire de la Grande Guerre
Du 7 au 23 novembre
Exposition : 100 ans déjà, la Grande Guerre
Une exposition réalisée à partir des documents prêtés par les habitants de Saint-Vincent:
Correspondance, cartes postales, médailles militaires, artisanat des tranchées...
La correspondance émouvante de Ferdinand et Marie Gayt de Chalignac.
Dès le début de la guerre Ferdinand a entretenu une correspondance régulière avec son épouse laissée au village.
En réalité c'est Marie qui écrivait la première prenant soin de laisser la moitié de la feuille à son mari pour qu'il puisse lui répondre. Elle lui parlait de tout, de la vie à Saint-Vincent, des travaux, des récoltes, de la météo, elle racontait les gens du pays, les visites mais laissait aussi parler son cœur en avouant son angoisse.
Ferdinand répondait en respectant bien sûr les ordres de la censure, il évoquait ses camarades, les « boches », le temps terriblement long dans les tranchées, le froid, la peur, sa santé.
Cette correspondance bouleversante nous a été confiée par Fernande Collange, petite fille de Ferdinand,
quelques lettres ont été enregistrées par Jean-Benoît Girodet et Andrée Jouve,
les voix de Nelly et Olivier Arnold s'ajoutent à la fin pour annoncer hélas la mort du jeune soldat.
Nous tenons à remercier ceux et celles qui ont participé à ce projet.
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puis écoutez, en mettant le volume au maximum.
Vendredi 7 novembre
La guerre de 14/18
Une jeunesse confisquée
Lectures : Annette Provins - Babeth Cultien - Léo Bouamrane
Textes de poètes et écrivains ayant fait la guerre :
Jean Giono, Maurice Genevoix,, Guillaume Appolinaire, Roland Dorgelès, ...
ainsi que quelques lettres de poilus.
Intermèdes musicaux :
La chanson de Craonne, chant contestataire, par des soldats français
Jaurès de Jacques Brel
Jeudi 13 novembre à 20h30
Les animaux, dans la tourmente
de la Grande Guerre, victimes des hommes
Conférence d'André Martin
L'ordre de mobilisation prévoit aussi la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément des armées. Tous ces animaux, braves auxiliaires des armées mais pas volontaires, de tout temps ont accompagné l'homme dans ses combats. Ce n'est qu'à la fin du XX° siècle que le cheval a cessé d'être la machine de guerre qu'il a été pendant plus de 3.000 ans et pour le chien celà continue.
Des chiens se sont fait remarquer "Lys" chien de liaison, "Fanfare" chien d'attelage d'une compagnie de mitrailleuses, "Rintintin" chien secouriste qui deviendra vedette de cinéma, "Stubby" le pitbull nommé sergent sur le front, chien le plus décoré de la guerre, le pigeon "Cher ami" messager d'un bataillon, le pigeon 78-715 dernier messager du fort de Vaux, "Winnie" l'ourson venu du Canada comme mascotte et qui deviendra un compagnon de notre enfance, "Jenny" l'éléphant transporteur de grumes et bien d'autres encore.
Tous les animaux morts au cours de ce conflit sont morts pour l'homme et par l'homme. Pour la plupart l'histoire n'a pas retenu les noms et les unités où ils servaient. Un vétérinaire a dit d'eux "Ces braves chiens méprisant la mitraille allaient de boyau en boyau mourant souvent en héros, avec dans leurs yeux le seul regret de ne pas accomplir jusqu'au bout la mission confiée par les hommes".
Ils ont été aussi tout simplement animal de "compagnie", particulièrement les chiens et les chats qui apportaient aux "poilus" un peu de chaleur et d'amitié sans aucune contrepartie. Ils ont été parfois, le dernier confident avant l'assaut dont on ne revient pas.
Au XX° siècle ils durent s'adapter aux nouvelles technologies et à des conditions de vie médiocres. Les transports, les transmissions, la garde, le pistage, la recherche des blessés ainsi que d'autres missions leur furent confiées. Ils les accomplirent avec constance, courage et détermination rendant d'innombrables services aux armées, le payant souvent de leur vie aux profits de vies humaines.
André Martin
Monument de Chipilly, en hommage
à la 58° division britannique.
Un artilleur britannique vient d'enlever l'harnachement de son cheval blessé
et le soutient alors qu'il va mourir.