Comme il l'avait fait à Vorey, au printemps dernier, Christian nous a rappelé ou fait découvrir la vie et surtout l'oeuvre du chanteur aux multiples facettes, voire contradictions, revisitant les thèmes bréliens : l'amitié, l'amour, les femmes, Dieu, la vieillesse, sa "belgitude".

La conférence était illustrée de nombreux extraits de ses chansons, mais cette fois interprétés par d'autres que leur auteur-compositeur.
Cela a nourri de longs et nombreux débats, les plus jeunes étaient heureux d'entendre des gens de leur génération reprendre ces chansons ; les plus anciens qui pour certains avaient vu Brel sur scène, trouvaient certaines interprétations presque sacrilèges.

Quoi qu'il en soit, si l'on veut que l'oeuvre survive à son créateur, il faut accepter que d'autres s'en emparent, y apportent leur touche personnelle et parfois l'adapte à l'époque.
 
 
Annette et Babeth avaient prévu de lire deux textes de chanson, ... mais ont dû vaincre leurs hésitations en ayant entendu Brel lui-même prétendre que ses textes sans la musique n'avaient pas de valeur poétique (radioscopie de Jacques Chancel).

Ainsi Annette nous lut la confession pathétique (« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux », d'après Alfred de Musset) d'Aldonza, la prostituée de l'Homme de la Mancha.
Babeth avait opté pour « Le diable (Ça va) », un texte encore bien d'actualité, comme cet extrait :  
Rien ne se vend mais tout s´achète
L´honneur et même la sainteté
Ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés
Ça va ...
A la fin toutes et tous chantèrent "Quand on n'a que l'amour", avant de savourer une bonne bière, ... belge bien évidemment !