Vendredi 25 mars à 20h30,
au bar Le Bello Loco
à Beaulieu,

Samedi 26 mars à 10h
à la médiathèque de Vorey


Ateliers Slam
avec Dgiz

Comment ne pas ressentir chez Dgiz sa vive envie de vivre ? L’art comme échappatoire, cela pourrait être sa devise.

Rappeur, slameur, gavroche modern style, Dgiz assène son propos avec un flow qui lui ressemble, fragile mais très puissant, très fort finalement.

Il est arrivé le vendredi soir au Bello Loco, avec un peu de retard (il avait passé une bonne partie de la journée avec les collégiens de Retournac) ;
"Salut, moi c'est Dgiz et toi ?"

Et puis il s'est mis à chanter, les mots se sont enchaînés dans un flot rapide. Dgiz les bouscule, les malmène, les déforme. Ils manient avec un même bonheur la révolte de cet enfant de cité, les sentiments humanistes plein d'affectif et toujours l'humour.

Alors progressivement les masques tombent, les spectateurs se prennent au jeu et deviennent acteurs en abandonnant leur pudique réserve.

 

Le vendredi soir au Bello Loco à Beaulieu, les jeunes aussi s'y sont mis et y ont été de leur petit couplet de slam.

Il faut dire que Dgiz a une arme imparable : sa contrebasse ; au gré de ses improvisations, il la fait vibrer, gémir, rugir comme un lion, parfois même il fait exploser une corde comme un cri déchirant !

Changement de décor le samedi matin, à la médiathèque de Vorey. Il s'agissait alors d'un véritable atelier de slam : Dgiz a fait composer une histoire en quinze chapitres par les participants, un peu comme le jeu du "cadavre exquis", chacun déclamant le chapitre qu'il avait écrit, la contrebasse s'adaptant au rythme du slameur débutant.

Sûr que beaucoup se sont surpris eux-mêmes d'adopter ainsi la "slam attitude" et de devenir pour un temps membre de la "slam family" !

Le Slam

Situé entre la joute oratoire, la poésie et le one man show, le Slam Poésie est un art oratoire où quiconque veut s'exprimer occupe la scène, sans obligation de bibliographie poétique, de thématique, de mémorisation ou de format de texte. Mais le slam, pour ses "pratiquants", c'est une philosophie avec sa "Slam Attitude" et sa "Slam Family".

L’idée du slam commence à prendre forme en 1984 lorsque Marc Smith, poète, sociologue et ouvrier en bâtiment, anime des soirées décalées dans un bar à Chicago. Mais ce n'est que le 20 juillet 1986 que le slam naît au Green Mill Cocktail Lounge.

L'origine du terme Slam a été expliquée par Marc Smith, ce mot signifie "claquer", car la poésie claque et doit devenir un spectacle et non un cercle de poètes endormis. L'idée lui en est venue en regardant un match de base-ball, lorsqu'il a entendu ce mot qui décrit le coup de batte qui « claque ».  

De nouvelles déclinaisons sont utilisées : slamerie, slamer, slameur, slameuse, slamlut, slamlutations, slamicalement... On peut aussi parler des "slam jam", c'est-à-dire des scènes où des musiciens improvisent une musique pour chaque passage de slameur.

Le terme "spoken word" est aussi employé pour décrire une déclamation avec une musique de fond qui ne sert pas de base au rythme comme dans le rap. Grand Corps malade en est l'exemple type, ayant lui-même expliqué que, sur ses cd, il ne pouvait pas faire de vrai slam.

En France L’apparition du slam est un peu plus tardive : aux environs de 1995 dans un bar de Pigalle, puis en 1998 où se crée un premier cercle d’initiés. A partir de 2004, d’importantes rencontres slam sont organisées un peu partout en France, mais c'est surtout en 2006 que le premier album de Grand Corps Malade apporte un coup de projecteur sur le mouvement slam français, désormais en plein développement.