Vendredi 24 mai
dans le cadre de la semaine russe
C'est avec toujours le même plaisir que l'on voit oiu revoit cette très belle pièce. Les personnages et leurs relations sont complexes et subtils. Les bonheurs possibles des uns et des autres s'entrecroisent sans jamais se trouver. Chez Tchekhov, il n’y a que des chemins difficiles, des frustrations, des humiliations et pas un personnage heureux. Il s'emploie à briser les illusions que sont l'amour et l'argent comme cause de bonheur.
Mais aussi un texte tout en suspens et soupirs et rires aussi.
 
Car Tchekhov est drôle, pas amer. Et l’on rit et c’est bien, même si c’est le coeur serré,
La dernière réplique est restée célèbre, elle inspira Sergue´ Rachmaninov et elle vient à l'esprit de Jacques Thibault à la mort de son père (Les Thibault de Roger Martin du Gard) :
« Tu n'as pas eu de joie dans la vie... Mais patience,
oncle Vania, patience... Nous nous reposerons...
 »
... entre résignation et espoir.
Cédric Veschambre a réalisé
une adaptation très originale :
« Lecture théatralisée »
qu'il interprète avec Fabien Grenon.

A mi-chemin entre lecture et spectacle

Huit personnages,
une ampoule pour chacun et deux comédiens.
Trois tables alignées.
Une petite moquette d’herbe synthétique dessous
(pour dire qu’on est à la campagne).
Une guitare remplacée par un magnétophone.
Une fausse bouteille de vodka.
Une tasse ébréchée.
Et deux coups de pistolet.
Un va et vient,
petit parcours, entre ces personnages,
tous image fragmentée de Tchekhov.
Egalement pendant cette semaine
des croq'histoires, une expo
et une sélection de livres russes